20.11.2009

De plus en plus de migrants échouent à Ostende

Créé le 20.11.09 à 04h02 - Mis à jour le 20.11.09 à 04h02 - 20minutes.fr

Ostende, en Belgique, ne veut surtout pas devenir Calais. Selon une association locale d'aide aux démunis, le nombre de migrants tentant leur chance vers la Grande-Bretagne depuis la cité balnéaire serait en forte augmentation depuis le mois dernier.

Appelés ici les « illégaux », ils étaient une quinzaine cet été. Désormais, ils sont environ soixante-dix chaque jour à solliciter l'association, originaires du Maghreb pour la plupart. Trop pour la ville, au point de saturer les dispositifs d'aide ciblant les sans-domicile. Repas ou hébergement, les associations sont débordées. Dans le centre d'accueil du centre-ville, il n'y a qu'une seule douche, utilisable seulement l'après-midi. « Les démunis d'Ostende ne se sentent plus à l'aise », pointe Tine Wyns, directrice de l'association, qui a demandé à ce qu'on installe des tentes. « Une demande restée lettre morte », se désole-t-elle. Contacté, le bourgmestre n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. La directrice a également envoyé des lettres à la Croix-Rouge, au ministre de la Santé, à Médecins sans frontières... « Ils ne veulent rien faire», affirme-t-elle.

En attendant, les migrants dorment où ils peuvent : dans le grand parc du centre-ville, mais aussi dans des maisons inoccupées en basse saison. « A Ostende, c'est plus facile de se cacher », pointe Freddie Van Damme, substitut au parquet de Bruges. Pas comme à Zeebrugge, l'autre port tout proche, où Afghans, Indiens et Irakiens tentent aussi leur chance. En tout, ils seraient 2 500 migrants à être de passage sur le littoral belge. Un nombre en baisse par rapport à il y a cinq ans. « Mais il suffit qu'il se passe quelque chose dans le monde, et on voit le résultat ici », se désole Freddie Van Damme. Dans le monde ou en France. Car selon le secrétaire d'Etat à la politique de migration, Melchior Wathelet (CDH, centre), il y aurait un afflux de migrants vers la Belgique depuis la destruction de la jungle de Calais.

Gabriel Thierry

 

56% des Français craignent de devenir SDF

AFP | 19/11/2009 | Mise à jour : 17:45

Une large majorité de Français (56%) pense qu'ils pourraient un jour devenir sans-abri, contre 47% il y a tout juste deux ans, révèle un sondage CSA pour l'Association Emmaüs . A la question "Pensez-vous que vous puissiez devenir un jour sans-abri?", 44% des personnes interrogées répondent "Oui, cela pourrait m'arriver" (contre 43% en novembre 2007) et 12% "Oui, c'est très possible" (contre 4% en 2007).

En novembre 2007, le sondage CSA/association Emmaüs avait fait sensation en révélant que 47% de Français se sentaient ainsi menacés par la précarité dans le logement au point de redouter de devenir sans-abri. En novembre 2009, hommes et femmes se sentent pareillement menacés (56% chacun). Selon les tranches d'âge, ce sont les 30-49 ans qui craignent le plus de devenir sans-abri (70%) et particulièrement les 40-49 ans (75%).

Chez les 30-49 ans, ils sont même 15% à estimer qu'il est "très possible" qu'ils deviennent un jour sans abri. Les 18-24 ans se sentent aussi très vulnérables (62%).

Par ailleurs, 75% des Français se sentent solidaires des personnes sans-abri (dont 52% assez solidaires et 23% très solidaires).

L'association Emmaüs publie ce sondage une semaine tout juste avant l'organisation de la 2ème Nuit solidaire pour le logement, le 27 novembre, place de la Bastille à Paris. L'événement, qui devrait démarrer vers 18 h, est organisé par le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique du logement (auquel appartient, entre autres, l'association Emmaüs).

Le sondage CSA a été réalisé par téléphone les 10 et 11 novembre sur un échantillon représentatif de 1057 personnes âgées de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

14.11.2009

Les Ogres de Barback - La manche

 

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